Femmes et société : actrices du changement
Le changement de la société passe par les femmes
Depuis sa création, le CFEP accompagne les femmes dans toutes les dimensions de leur vie, répond à leurs besoins et les soutient face aux défis de la société. Ces périodes parfois délicates pour les femmes incluent l’isolement, les difficultés d’expression ou d’intégration, le divorce ou encore l’avortement.
Ainsi, le CFEP s’engage pleinement dans des activités et actions politiques pour faire évoluer les mentalités, renforcer l’estime de soi, l’autonomie des femmes, et favoriser leur participation active dans toutes les sphères de la société. Son ambition : en faire des actrices du changement, pour elles-mêmes et pour la société tout entière.
L’émancipation par l’éducation
Missions du CFEP
Le CFEP aide les femmes à trouver leur place dans une société en mutation. Il favorise la réflexion sur les habitudes de vie, la santé physique et psychologique, et la confiance en soi. L’éducation permanente devient un outil clé d’émancipation sociale. En effet, elle permet de lutter contre les stéréotypes de genre, les violences conjugales et familiales, et les rapports de domination. En 1971, Manette Haesaerts disait dans un discours « Depuis 1968, tout est remis en question… Il faut trouver des réponses par soi-même. Mais pour décider, il faut connaître ; pour savoir, il faut s’informer ; pour comprendre, il faut apprendre. » Ainsi, c’est dans cette perspective que le centre déploie de nombreuses activités pour promouvoir l’émancipation des femmes par l’éducation.
Évolution des activités
Dès 1972, le CFEP propose des cours théoriques et pratiques visant à rétablir « un équilibre harmonieux de la famille et de la cité ». De plus, cinq ans plus tard, ses actions s’organisent autour de trois axes pour favoriser la réinsertion professionnelle des femmes. Notamment les formation aux techniques de créativité et de communication, les activités culturelles et récréatives ouvertes, ou encore les programmes de préformation.
Engagements thématiques
Des débats libres portent sur le féminisme, l’argent, l’éducation, les rapports hommes-femmes et d’autres sujets de société. Des ateliers « do it yourself » en plomberie, électricité et mécanique renforcent l’autonomie des femmes. En parallèle, les tables de conversation et les cours de français facilitent leur intégration sociale et leur ouverture au monde. En 1991 naît le groupe « Vivre aujourd’hui », dédié à des débats philosophiques, éthiques et psychologiques sur l’actualité. Enfin, Nicole Coeurnelle crée au sein du CFEP l’Antenne «Amnesty International Femmes » pour combattre les violences faites aux femmes.
Développement personnel
Groupes de parole et évolution personnelle
Tout d’abord, des groupes de parole émergent dans les années 70, autour de problématiques quotidiennes difficiles pour les femmes, comme l’éducation des enfants ou l’accès au monde du travail. Ces espaces favorisent une prise de conscience personnelle et sociétale. Par ailleurs, les groupes de réflexion, d’évolution personnelle et les ateliers de psychologie aident les participantes à clarifier leurs motivations à forger un style personnel, et à développer esprit critique et autonomie (savoir-être, savoir-faire, savoir-comprendre). Les ateliers bien-être (yoga, sophrologie, gymnastique douce, Do In) restent au cœur des activités du CFEP.
Ouverture et conscientisation
Ensuite, en 1975, Année internationale de la Femme, le CFEP s’ouvre vers l’extérieur. En effet, il mise cette année là sur la conscientisation et la prise de parole des femmes. Quatre ans plus tard, des « ateliers à penser » voient le jour, invitant à réfléchir aux problèmes personnels sous un angle plus politique et social. La même année, les ateliers d’épanouissement personnel et artistique connaissent un vif succès.
Initiatives spécifiques
En 1981, Denise Loute lance le groupe « Nouvelle étape » pour les femmes de 50 à 60 ans, afin de mieux affronter le vieillissement, de conserver un rôle actif en société et de se préparer aux choix imposés par l’âge. Vers la fin des années 80, des ateliers « Mieux communiquer pour mieux vivre » mettent l’accent sur le bien-être, en aidant les femmes à définir leur image, à créer un style et à réinventer leur garde-robe pour se sentir bien dans leur peau.
En 1990, l’atelier « Changer sa vie », animé par Tania Safian, encourage la réflexion sur les habitudes de vie et la découverte de nouveaux centres d’intérêt. L’année suivante naît le groupe « Vivre aujourd’hui », dédié aux débats philosophiques, éthiques et psychologiques sur l’actualité. Enfin, en 1994, un groupe aborde la santé féminine et la ménopause.
Soutenir toutes les femmes
Divorce
Tout d’abord, la séparation est une épreuve difficile. De plus, les études montrent que les femmes subissent souvent des conséquences plus lourdes, tant sur le plan financier qu’émotionnel. Elle s’accompagne par exemple d’un sentiment profond de solitude et d’isolement, parfois insurmontable. Pourtant, des ressources existent pour aider les femmes à se retrouver, se reconstruire et avancer. Notamment à travers la redécouverte de soi, de nouveaux liens sociaux ou de nouvelles activités.
Par conséquent, le CFEP s’est engagé pendant plusieurs années pour soutenir les femmes après un divorce. Dès 1970, il met en place des consultations juridiques et des groupes de parole pour briser l’isolement. Des consultations pour le couple et la famille voient également le jour et son annimés par des médecins, psychologues et juristes. Par ailleurs, un programme accueil-rencontre est ensuite créé pour les femmes confrontées à un divorce ou une séparation, visant à rompre l’isolement, renforcer l’autonomie, la confiance en soi et encourager l’engagement social et politique. Entre 1978 et 1979, 600 femmes y participent ; ce chiffre grimpe à 3 000 en 1981-1982. En 1979, Denise Loute, avocate, instaure une consultation juridique dédiée aux conflits familiaux liés au divorce. Enfin, en 1983, naissent les ateliers « Vivre mieux son divorce ».
Avortement
Le 3 avril 1990, la loi Lallemand-Michielsens visant à dépénaliser partiellement l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est adoptée. Suite à cela, Le CFEP prend publiquement position en faveur de cette dépénalisation partielle de l’avortement, réaffirmant son engagement pour le droit des femmes à disposer de leur corps. Cette position collective est le fruit de discussions approfondies et de la confrontation d’opinions opposées au sein de l’association.
Nos actions aujourd’hui
Engagements contemporains
Tout d’abord, le CFEP propose en 2010 des activités en éducation permanente articulées autour de deux thématiques : promouvoir l’égalité femmes-hommes et former des citoyennes informées. Ces animations abordent la déconstruction des inégalités de genre et les clés de la citoyenneté. De plus, d’autres activités régulières sont organisées notamment la démystification de l’informatique, des rencontres littéraires ou encore des visites culturelles guidées. De plus, le centre organise également aussi des activités grand public une fois comme des cycles de conférences.
Ateliers de citoyenneté
Les ateliers « Clés pour la citoyenneté » créés au début des années 2000 qui devenus au fil du temps « Les ateliers de l’égalité et de la citoyenneté » existent encore aujourd’hui avec comme objectif le développement de la citoyenneté et vivre ensemble. Ces ateliers sont des animations destinées à un public de femmes bruxelloises d’origine multiculturelle. Elles y améliorent leur pratique du français tout en participant à différents débats et réflexions.
Apprentissage des langues
Depuis sa création, le CFEP a proposé des tables de conversation en français, italien, anglais, espagnol… Aujourd’hui, le CFEP, agréé en cohésion sociale organise cours de français langue étrangère (FLE). Ce projet a pour but de soutenir l’insertion sociale du public tout en luttant contre l’exclusion et toutes les formes de discrimination, notamment celles liées au genre.
L’informatique
Enfin, le CEFP créé en 1990 son premier cours d’informatique. Ces séances d’initiation permettent notamment de démystifier cette nouvelle technologie et de faire de son maniement un nouvel atout pour les femmes. Aujourd’hui encore, les ateliers informatiques pour adultes débutantes répondent aux besoins des femmes et luttent contre la fracture digitale.
Sources
- RTBF. (2024, 15 octobre). Santé mentale : Les femmes plus impactées que les hommes après un divorce.
- Grumelin, V. (s. d.). Le sentiment d’isolement post-divorce. Valerie Grumelin.
- Merel Family Law. (s. d.). Comprendre comment le divorce affecte les femmes.
- Sofelia. (s. d.). Dépénalisation partielle de l’avortement.